
En fait, chaque isolant possède son propre coefficient thermique d’isolation qui varie effectivement selon son épaisseur, et son rôle est de protéger l’habitat contre les coups de froid et la surchauffe. C’est donc prioritairement selon les conditions climatiques de la région d’habitation que le choix doit se faire, entre plusieurs matériaux dont les performances, à épaisseur égale, ne sont pas forcément équivalentes tout au long de l’année.

Pour être aussi efficace en hiver qu’en été, la qualité de l’isolant est donc essentielle, et outre la performance thermique d’autres critères sont évidemment à prendre en considération comme la partie des combles à isoler, la durabilité, le prix, la performance phonique, ou encore l'aspect écologique. On constate cependant qu’un coefficient de 5 est le plus couramment retenu, ce qui correspond à une épaisseur de 20 cm d’isolant.
Alors parmi les produits les plus utilisés actuellement, on va principalement trouver la laine minérale (de verre ou de roche) et la laine végétale (chanvre, lin). Ces laines isolantes sont disponibles sur le marché sous la forme de rouleaux de différentes épaisseurs et largeurs.
Les bandes ou lés de laine peuvent être directement agrafées sur la sous toiture, ou bien mieux encore, accrochées sur des supports métalliques fixés sur les chevrons. Elles sont ensuite maintenues par des profilés sur lesquels vont se fixer facilement les plaques de plâtre. Malgré leur excellent rapport qualité / prix (moins de 5 € le m2 pour une épaisseur de 10cm), les laines minérales sont déconseillées en environnement humide et leur manipulation reste très désagréable. Les laines végétales, aussi performantes et théoriquement plus écologiques, présentent une performance phonique assez faible et leur prix est 3 fois plus élevé (15 €/m2).
On rencontre également des isolants dits minces. Ils sont constitués de mousse, d’ouate ou de bulles d’air, enfermées entre deux couches d’aluminium réfléchissant. Ils présentent l’avantage d’être de 10 à 20 fois moins épais pour des performances identiques et occupent donc beaucoup moins de place. En revanche, leur prix est élevé (de 10 à 20 €/m2) et leur pose est relativement délicate, la moindre de fuite pouvant réduire considérablement leur résistance thermique.
Il existe aussi des isolants synthétiques performants, de faible épaisseur et moins chers (8€/m2) comme le polystyrène par exemple. Présentés sous forme de panneaux rigides, ils sont plus adaptés aux surfaces planes, sols et murs notamment.
Mais quelle que soit l’origine de l’isolant, il est recommandé de choisir un produit certifié ACERMI (association pour la certification des matériaux isolants), certification qui garantit la véracité des caractéristiques déclarées et qui les réévalue périodiquement. ACERMI certifie la résistance thermique, la réaction au feu, les caractéristiques d’aptitude à l’emploi (comportement à l’eau notamment) et les performances acoustiques.