

Au delà du design et comme pour n’importe quel type de chauffage, la première interrogation porte sur la qualité de l’isolation thermique. C’est vraiment le facteur essentiel pour maîtriser la consommation énergétique d’un logement.
Choisir un poêle à bois performant
Ensuite, il faut connaître le volume à chauffer, savoir si d’autres moyens de chauffage sont utilisés, s’il s’agit d’une résidence principale ou secondaire. Bref, autant de critères qui vont permettre de choisir un appareil dont la puissance doit être adaptée aux besoins de l’habitation. En effet, la règle essentielle est qu’un poêle à bois doit fonctionner dans des conditions de combustion satisfaisantes, ce qui signifie qu’il est inutile de le sur-dimensionner car cela entraîne une baisse de rendement et plus de pollution.
Le choix de la puissance doit donc être adapté au lieu et aux conditions d’utilisation, mais également à la région. Si on prend par exemple le cas d’une maison de 100 m2 bien isolée, la puissance peut être estimée à 6 kW pour une consommation de 5 stères de bois par an dans le Sud contre 8 kW pour 10 stères dans le Nord, et 6 kW pour 8 stères en région parisienne.
Privilégier un poêle à haut rendement
Il convient ensuite de choisir un modèle dont le rendement est supérieur à 65 % pour bénéficier du crédit d’impôt. Le rendement peut varier de 40 % à 80 % pour les poêles à bûches, de 60 à 70 % pour les poêles turbo et à postcombustion, de 70 à 85 % pour les poêles de masse et plus de 80 % pour les poêles a granulés.
Rappelons le label ‘Flamme Verte’ pour les appareils à bois créé à l’initiative de l’ADEME et des fabricants français, qui garantit un rendement supérieur à 70 % et une pollution minimum.
En comparaison, une cheminée traditionnelle à foyer ouvert présente un rendement d’environ 10 %, qui peut être néanmoins très largement amélioré par l’installation d’un insert (compter 3 000 à 5 000 € pose comprise) ou d’un foyer fermé (1 000 à 5 000 € + 500 à 1 500 € de pose). Ces derniers étant considérés comme moyens de chauffage, le crédit d’impôt de 40 % s’applique sur la valeur du matériel.
Faire un entretien régulier
Mais le choix d’un bon appareil ne suffit pas. Ses performances sont liées à une bonne utilisation, et surtout à une bonne installation, notamment pour éviter tout risque d’incendie. Les points sensibles concernent plus particulièrement la pose du conduit pour l’évacuation des fumées, ainsi que son étanchéité au niveau du raccord à l’appareil et de l’accès à la trappe de ramonage.
Concernant l’entretien des poêles à bois, des actions régulières doivent être réalisées comme le ramonage des conduits de fumées, le décendrage, ou encore le nettoyage des grilles d’air.
Il est donc primordial de faire réaliser ces opérations d’installation et d’entretien par des professionnels compétents et respectueux de la réglementation française.
Signalons le label ‘Qualibois’ pour les installateurs, qui au travers de leur adhésion au dispositif, subissent un audit et installent un nombre minimum de chaudières bois.