

La construction à isolation répartie
Dès le gros œuvre, le système de construction à isolation répartie peut ainsi être appliqué. Il va fonctionner exactement comme pour les parois vitrées équipées de double vitrage. En comparaison au vitrage simple, le double vitrage assure évidemment sa fonction de fenêtre, mais il est aussi isolant grâce à l’air ou au gaz emprisonné au cœur du matériau. Pour les murs extérieurs, il s’agira donc d’utiliser des matériaux possédant cette double propriété, porteurs et thermiquement performants, au lieu d’ajouter de l’isolant dehors ou dedans. Leur propriété isolante provient de la forte présence d’air au sein de leur structure.
Briques monomur, béton cellulaire ou ossature bois
On trouve trois solutions techniques dans la construction à isolation répartie : les briques monomurs et les blocs de béton cellulaire qui répondent à ce fameux concept du 2 en 1, et l’ossature bois.
La brique monomur
La brique monomur peut être en terre cuite, en billes d’argile expansée ou en pierre ponce. Quelle que soit sa composition, la brique monomur est durable dans le temps, résiste au feu, aux insectes et aux rongeurs et présente un bon coefficient de conductivité thermique et un bilan élevé en énergie grise. En revanche, les qualités phoniques sont plutôt moyennes, et correctes pour la terre cuite. Le prix au m2 varie entre 40 et 80 €.
Le béton cellulaire
Le béton cellulaire, également appelé Thermopierre est composé de ressources naturelles telles que sable blanc, chaux, ciment et eau qui provoquent la formation d’une multitudes d’alvéoles. Il offre la meilleure inertie thermique, l’inertie étant la capacité du matériau à ralentir les échanges thermiques intérieur et extérieur. Le béton cellulaire est incombustible et ininflammable, et présente également un bilan élevé en énergie grise et une bonne efficacité phonique. Le prix varie de 20 à 40 € le m2 en fonction des modèles et des dimensions.
Les Monomurs et les Thermopierres offrent des performances bien supérieures aux matériaux courants pour un surcoût inférieur à 10%. La pose de ces éléments de construction à isolation répartie est plus complexe et doit être mise en œuvre par des maçons formés à ce type de matériaux.
L'ossature bois
L’ossature bois doit être remplie d’un isolant comme la fibre/terre, le béton de chanvre ou de bottes de paille, pour obtenir des murs à isolation répartie. La maison en bois est moins chère et plus facile à construire tout en offrant une excellente isolation. De plus, le bois présente 3 avantages majeurs : il fait partie des énergies renouvelables, il est très esthétique et offre une excellente inertie thermique.
L'équilibre entre inertie thermique et isolation
Ces trois solutions techniques sont destinées au gros œuvre et à la structure en construction neuve, mais peuvent également être très intéressantes en cas d’extension ou de surélévation. L'isolation répartie constitue alors un bon équilibre entre l'inertie thermique et l'isolation, qui permet de faciliter la mise en oeuvre des réseaux d'eau et d'électricité, et des menuiseries.